Brest, ville amie des aîné.e.s

Favoriser la mobilité des seniors par l’implantation de mobiliers urbains et d’aménagements adaptés. Dans le cadre de sa démarche « Brest, ville amie des aîné.e.s », la ville de Brest a mené une démarche participative et expérimentale visant à faciliter les déplacements piétonniers des seniors dans les quartiers de Saint-Marc et Lambézellec.

Reportage réalisé par Tébéo

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Brest continue son engagement avec le réseau francophone des villes amies des aîné.e.s.
La Ville mène une démarche participative expérimentale afin de favoriser les déplacements piétonniers des seniors.
Les habitant.e.s testent des aménagements sur deux quartiers.

Une ville amie des aîné.e.s c’est une ville qui s’engage à prendre en compte le vieillissement de la population. Brest poursuit son plan d’action pour améliorer les politiques publiques en ce sens.

Trois thématiques sont prioritaires : l’habitat, l’accès à l’information, et la mobilité.

La mobilité, axe prioritaire de la démarche.

La mobilité est un des axes prioritaires de la démarche, avec un souhait d’améliorer la marche à pied dans la ville, la mobilité douce, mais également l’autonomie en général des seniors.

A Lambézellec et Saint-Marc, suite aux besoins identifiés par les habitant.e.s, la Ville de Brest a mené des aménagements de voirie (installation de potelets, passages piétons…) pour sécuriser les trajets.

Le service voirie de la ville a installé du mobilier urbain adapté : des bancs et fauteuils, mais aussi des innovations spécialement conçues en partenariat avec le lycée Vauban, pour répondre aux enjeux posés par des espaces plus contraints.

Au niveau de la résidence de Poul-ar-Bachet et dans le quartier de Saint-Marc, – explique l’élu.e écologiste et adjointe du quartier Gaëlle Morvan -, des habitant.e.s ont fait la demande d’avoir un cheminement plus facile entre la résidence et le marché des Halles de Pilier Rouge du vendredi matin.

Du sur-mesure

L’expérimentation a été mise en place en plusieurs temps.
Une première marche sur ce trajet a permis de mettre en évidence les besoins.

À l’angle des rues Solferino et Puebla à Brest, une sorte de plaque d’appui a été installée. ©Amélie Thomas


Ensuite le service voirie de la Ville (Mikaël Queau) a conçu des prototypes de mobilier urbain innovant en partenariat avec les élèves du lycée Vauban (Alain Le Goff).

Préférer transformer l’existant

Lorsque c’était possible, les services ont préféré transformer des installations déjà existantes et présentes dans l’espace public plutôt que de rajouter des infrastructures, par exemple des panneaux de signalisation transformés en mobilier de repos assis-debout.
Ils ont également installé des poignées sur certains poteaux.
Grâce au parc machine relativement important mis à disposition par le lycée Vauban, le mobilier était facile à réaliser.

Des aménagements visuels avec des balisettes ont permis de créer des espaces qui permettent aux personnes âgées d’être en sécurité.

Poursuivre l’expérimentation participative

Une seconde marche exploratoire avec les habitant.e.s a permis de vérifier l’efficacité de ces installations, l’adaptation du mobilier à la demande et son ergonomie.


En complément de ces marches-test, jusqu’au 31 mai 2024, un questionnaire est mis à disposition de toutes et tous les habitant.e.s dans les mairies de quartier. Du diagnostic à la finalisation du projet, c’est la démarche participative qui est privilégiée. Car rien de mieux que l’avis des utilisateurs pour coller à leurs besoins avant un déploiement à grande échelle sur l’ensemble de la ville.

L’objectif, rappelle Mathilde Maillard, adjointe à la politique du « bien vieillir et inclusion », est d’aller plus loin dans cette expérimentation, de déployer sur l’ensemble de la ville ces mobiliers et ces aménagements.

Pour cela, le fond du territoire innovant senior par le réseau francophone ville amie des aîné.e.s viendra aider financièrement à déployer ces structures de repos sur l’ensemble de la Ville.

« Une ville adaptée aux personnes âgées, c’est également une ville adaptée aux familles avec poussettes, aux personnes en situation de handicap. C’est dont une démarche globale que nous menons. »

– Mathilde Maillard

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