Nathalie Chaline – Propos liminaire

En liminaire du Conseil de Métropole du 30 janvier 2026, Nathalie Chaline, Vice-Présidente à l’eau et l’assainissement, à l’économie des transitions et à l’alimentation durable est intervenue pour souligner l’importance de l’engagement politique local. A l’occasion du dernier conseil de métropole du mandat, elle a souhaité mettre en lumière la question de la représentativité et de la poursuite de l’intérêt général.

Monsieur le Président, Cher-ère-s Collègues,

Je souhaitais revenir un instant sur le statut de l’élu-e local-e et sur l’importance de notre engagement au service du territoire. La loi portant création du statut de l’élu-e local-e du 22 décembre 2025 vise à encourager l’engagement politique, à mieux le reconnaître, à le sécuriser et à permettre une meilleure conciliation entre mandat électif, vie professionnelle et vie personnelle.

Un enjeu fort à lever les freins de l’engagement politique

À quelques mois des élections municipales et métropolitaines, il était devenu urgent d’adopter un statut plus adapté et protecteur.

Par responsabilité, les parlementaires écologistes ont voté cette loi qui compte de réelles avancées. Pour autant, les écologistes considèrent que ce texte aurait pu aller plus loin.

Il existe en effet un enjeu énorme à lever les freins à l’engagement notamment chez les femmes et à favoriser la diversité sociologique parmi les candidates et candidats.

À titre d’exemple, selon l’observatoire des inégalités, les employés et ouvriers ne constituent qu’un peu plus de 5 % des députés. Les femmes ne représentent que 36 % des parlementaires.

Pour une égalité réelle

Notre assemblée métropolitaine compte 45 % de femmes. Nous pouvons nous réjouir d’être au-dessus de la moyenne nationale de la part de conseillères communautaires qui s’établit à 35 %. Mais nous restons en deçà d’une parité réelle. Or, nos instances de décision, celles qui façonnent le quotidien des habitants et habitantes, doivent atteindre une véritable égalité entre les femmes et les hommes, y compris dans le partage du pouvoir et des délégations. Nos institutions doivent davantage refléter la société.

L’intérêt général comme cap

Permettez-moi de partager ici ce qui selon moi est essentiel dans le rôle de l’élu-e et qui donne envie de s’engager. Être élu-e local-e, c’est participer à l’élaboration et à la mise en œuvre de politiques publiques au service des habitantes et habitants d’aujourd’hui et de demain. C’est agir pour l’intérêt général.

C’est rencontrer et écouter de nombreuses personnes, habitantes, habitants, associations, professionnels. C’est apprendre sans cesse sur des sujets complexes, passionnants, exigeants. C’est aussi accepter la contradiction, les désaccords, parfois les coups. Et c’est surtout la satisfaction profonde de voir des projets utiles émerger, transformer le territoire et améliorer le quotidien de celles et ceux qui y vivent.

Je souhaite à chaque élu-e, nouvellement engagé-e ou non, de vivre pleinement son prochain mandat, de s’interroger sans relâche sur le sens de ses décisions et sur leur impact à long terme, d’agir avec constance dans l’intérêt général. Car la planète et les générations futures nous regardent et auront à vivre avec nos choix. Et aussi de garder le cap même lorsque les tempêtes se lèvent.

Je remercie les services et les agents. Je vous remercie Monsieur le Président, Cher-es collègues pour le travail mené ensemble. « 

Retrouvez les interventions en conseil de métropole ici.